Centrales au fil de l’eau : dans les coulisses de votre électricité verte

Pour alimenter votre foyer en électricité verte, racine s’appuie sur les centrales au fil de l’eau acquises par Barthe ENR, son groupe familial. Avec 35 centrales réparties sur tout le territoire, son parc de petite hydroélectricité atteint une capacité de production annuelle de 150 000 MWh. Zoom sur deux de ses dernières acquisitions, implantées dans le Cantal et en Ariège : des sites chargés d’histoire, qui illustrent comment on peut tirer parti des ressources locales tout en préservant l’environnement.

La centrale de la Goutille dans le Cantal

Un territoire forgé par l’industrie

@ENVINERGY

Perché à plus de 1 000 mètres d’altitude sur le plateau du Cézallier, le village de Vèze, dans le sud du Cantal, entretient un lien ancien avec l’exploitation de ses ressources naturelles.

À la fin du XIXe siècle, des travaux de recherche minière sont entrepris au sud du village, dans la zone du “Pont de Vèze”, sous le confluent du ruisseau de la Gazèze. La concession vise à identifier un gisement exploitable de lignite ou de minerai métallique. Mais la faible teneur du sous-sol et les difficultés d’accès auront raison du projet, rapidement abandonné.

Du cinéma à l’industrie minière

Les frères Lumière, célèbres pour l’invention du cinématographe, ont été associés à ce projet de prospection minière à Vèze. Une facette méconnue de leur activité industrielle !

De la mine à l’eau : naissance d’une micro-centrale

Il faudra attendre près d’un siècle pour que Vèze trouve une nouvelle manière de valoriser ses ressources naturelles. Le 20 juin 1979, le conseil municipal acte la création d’un barrage et d’une micro-centrale hydroélectrique sur la Sianne. Le projet s’inscrit dans la tradition des aménagements à petite échelle, respectueux de l’environnement. L’ouvrage obtient une autorisation d’exploiter en 1980, pour une durée de 30 ans, renouvelée en 2017. Plusieurs rénovations suivent, en 2007 puis en 2024, avant l’acquisition par Barthe ENR en 2025.

 

La Sianne et le lac de la Terrisse

La Sianne prend sa source à environ 1 450 mètres d’altitude, dans les monts du Cantal, sur les hauteurs du Cézallier. Elle traverse un paysage volcanique typique, jalonné de nombreux moulins. Longtemps essentielle à la vie des habitants pour l’agriculture, l’alimentation en eau, l’énergie ou encore la pêche, la rivière est aujourd’hui valorisée pour la randonnée, la découverte de la nature et la protection du patrimoine.

La centrale se situe au niveau du lac de la Terrisse (aussi appelé “la Goutille”), un lac artificiel de 7 hectares qui retient 210 000 m³ d’eau et capte un bassin versant de 10,6 km². Ce plan d’eau ralentit temporairement le cours de la Sianne, peu après sa source.

Une cascade sur le site

La cascade de la Sianne, formée par la restitution des eaux turbinées, est l’élément visuel emblématique du site. Elle témoigne d’une cohabitation réussie entre production hydroélectrique et préservation du milieu naturel, avec un débit réservé scrupuleusement respecté.

@ENVINERGY

Le barrage de 9,8 mètres de hauteur, construit en matériaux compactés avec un cœur en argile, fait office de prise d’eau et dérive la Sianne vers une conduite forcée. Des travaux de sécurité ont été réalisés pour permettre au barrage de résister à des crues millénales, renforçant ainsi sa fiabilité.

La centrale en chiffres

  • Production globale annuelle : 2,4 GWh. Soit l’équivalent de la consommation de 1575 habitants.
  • Énergie fossile préservée : 206 tonnes/an de pétrole (T.E.P.)
  • Émissions de C02 évitées : 552 tonnes/an
  • Puissance installée : 1600 kW
  • Hauteur de chute : 260,5 m
  • Turbine et génératrice : Pelton 2 jets horizontale

La Centrale d’Oust, en Ariège

De la forge catalane à la fromagerie

@ENVINERGY

Oust-en-Couserans est un bourg ariégeois situé à 16 km en amont de Saint-Girons. L’histoire de son site industriel remonte au XVIIIe siècle, avec l’installation d’une forge catalane par la famille de Polignac. Ce haut-fourneau artisanal exploitait déjà la force motrice de l’eau du Garbet pour actionner marteaux et soufflets.

En 1812, la forge est reconstruite après un incendie. Son propriétaire sollicite alors une nouvelle autorisation officielle d’exploitation. En 1893, le comte Paul de Geloës d’Enslo, constatant le potentiel laitier de la haute vallée du Salat, lance sur le site une production fromagère de type camembert. C’est à cette même époque qu’une turbine Francis Dumont de 15 kW est installée : l’ancêtre de la centrale actuelle.

Renaissance d’une centrale

L’activité fromagère s’éteint à la fin des années 1960. En 1979, la famille Servat rachète la centrale et l’emplacement pour y développer une scierie. Le site acquiert alors une double vocation : menuiserie et production électrique. En 1989, la famille engage une rénovation complète de la centrale, mise en service dès 1990. La prise d’eau est à son tour rénovée en 2017, et un contrat EDF est mis en place avec une centrale neuve en 2010, pour un investissement total de 1,5 millions d’euros. Avant le rachat en 2025 par Barthe ENR.

 

Le Garbet, une rivière d’exception

Long de 25 km, le Garbet prend sa source dans les Pyrénées, dans l’étang du Garbet, sur le flanc nord de la Pique Rouge de Bassiès (2 676 m), non loin de la frontière espagnole. Son cours s’oriente du sud-est vers le nord-ouest avant de se jeter dans le Salat, en rive droite, à Oust.

Un record national

Abondamment alimenté par les précipitations neigeuses de son bassin, le Garbet affiche une lame d’eau écoulée de 1 930 mm par an, soit environ six fois la moyenne nationale. Un record qui en fait une rivière idéale pour la production hydroélectrique.

Le barrage, rénové en 2006-2007, est constitué d’un parement en béton fibré. Il est équipé de trois bassins de passes à poissons, rénovés en 2013 pour garantir la conformité environnementale de l’installation.

La centrale en chiffres

  • Production globale annuelle : 2,4 GWh, soit l’équivalent de la consommation de 1040 habitants.
  • Énergie fossile préservée : 206 tonnes/an de pétrole (T.E.P.)
  • Émissions de C02 évitées : 552 tonnes/an
  • Puissance installée : 475 kW
  • Hauteur de chute : 17,6 mètres
  • Turbine et génératrice : Kaplan SAXO simple réglage

L’électricité générée par ces centrales nous permet de vous proposer des offres en énergie verte locale et durable. Rejoignez racine !