Électricité renouvelable : sept idées reçues passées au crible

Avec la crise climatique, il n’a jamais été aussi tentant de passer à l’électricité renouvelable. Pourtant, certains clichés demeurent : le renouvelable peut-il vraiment subvenir aux besoins énergétiques ? Est-ce si simple de changer de fournisseur ? Comment être certain que mon électricité est “propre” ? Dans cet article, on démêle le vrai du faux en sept idées reçues.

Petit lexique avant de démarrer

  • Électricité renouvelable : électricité produite à partir d’une source d’énergie qui se renouvelle : hydraulique, éolien, solaire, biomasse, géothermie.
  • Énergie bas-carbone : faible émission sur le cycle de vie, de la production à la consommation.
  • Intermittence : dépendance d’un outil de production d’électricité face aux éléments naturels.
  • Production pilotable : capacité à produire à la demande.
  • Garanties d’origine (GO) : preuve de traçabilité de l’origine renouvelable.

1) Renouvelable = intermittent

Depuis plusieurs années, les médias ont tendance à résumer les énergies renouvelables aux seules énergies solaires et éoliennes. Or, ces deux sources renouvelables sont fortement dépendantes de la météo et donc intermittentes !

L’électricité renouvelable est loin d’être une seule et même entité. D’autres sources, à l’image de l’hydroélectricité, de la biomasse ou de la géothermie, sont facilement pilotables et garantissent une flexibilité du réseau.

 

2) Avec du renouvelable, on risque le black-out

En France, la consommation d’électricité a triplé de 1973 à 2010. Si elle se stabilise désormais, les besoins restent importants. Le renouvelable a-t-il une efficacité énergétique suffisante pour combler ces besoins ? En réalité, le risque de black-out ne dépend pas du seul “rendement” d’une filière : la sécurité du système repose d’abord sur l’équilibre offre-demande, les réserves, le réseau et la flexibilité.

Dans ce cadre, la France a tout intérêt à faire grandir la part des énergies non polluantes dans son mix énergétique, sans craindre l’intermittence ni le black-out. À condition d’organiser cette montée en puissance avec les bons outils de flexibilité.

 

3) Le renouvelable, c’est forcément zéro CO₂

“Écologique”, “zéro carbone”… On entend parfois ce genre de formulations concernant l’électricité renouvelable. Qu’en est-il vraiment ? En réalité, aucune production n’est “zéro CO₂” sur tout son cycle de vie. Qu’il s’agisse de photovoltaïque, de parcs éoliens ou d’hydroélectricité, il faut considérer l’ensemble du cycle de vie : construction des infrastructures, matériaux, fabrication, transport, installation, maintenance et fin de vie.

En revanche, pendant la phase de production d’électricité, des sources comme l’éolien, le solaire et l’hydraulique n’entraînent pas d’émissions directes, car il n’y a pas de combustion d’énergie fossile. Résultat : le renouvelable est bien bas-carbone, mais il n’est pas “zéro” si l’on raisonne en analyse de cycle de vie.

 

4) L’hydroélectricité, c’est seulement des gros barrages

Nous avons tous en tête des images emblématiques de barrages qui modifient complètement le paysage. Pourtant, en France, sur 2 500 installations hydrauliques, plus de 90 % sont des centrales au fil de l’eau. Si leur débit est très fort, elles possèdent généralement une chute de moins de 30 m.

De fait, l’énergie hydraulique est multiple, avec des impacts et usages différents. Chez racine, nous appartenons à la filière de la “petite hydroélectricité” par exemple. Retenez également qu’aujourd’hui, la question de la préservation de la biodiversité est centrale, avec de multiples mesures comme les passes à poissons, la gestion des débits, la restauration et le suivi des sites.

 

5) Le renouvelable, il faut juste en produire plus

La part des énergies fossiles en France est d’environ 60 % de l’énergie consommée. Il y a urgence à développer les énergies issues de ressources renouvelables ! C’est là tout l’enjeu de “l’électrification des usages” : remplacer les combustibles fossiles par de l’électricité lorsque cela est possible et sans incidence majeure sur l’usage final. Par exemple, il peut s’agir de passer d’une chaudière à gaz à une pompe à chaleur pour le chauffage, ou d’un véhicule thermique à un véhicule électrique.

Pour autant, la transition énergétique, c’est aussi consommer mieux : être plus sobres dans nos usages, les décaler (heures creuses, effacement) et adapter les moyens de production d’électricité. En bref, le kilowattheure le plus propre est souvent celui qu’on évite.

 

6) Changer de fournisseur, trop compliqué

Si tant est que les démarches administratives ne soient pas votre point fort, vous avez certainement l’impression que changer de fournisseur d’électricité est un casse-tête. Pourtant, rien n’est plus simple ! Depuis l’ouverture du marché français de l’énergie, il est possible de changer de fournisseur en quelques minutes, sans frais et sans engagement. Quel que soit votre fournisseur actuel, vous pouvez souscrire une offre d’électricité plus avantageuse et plus durable, comme celle de racine.

La mise en service étant opérée via Enedis, vous ne subissez aucune coupure ni intervention technique sur vos compteurs (sauf lors d’un déménagement). La bascule se fait en douceur, votre réseau de distribution reste inchangé et vous conservez la même qualité de service.

7) Les garanties d’origine, c’est forcément du greenwashing

Quand on parle d’électricité renouvelable, la traçabilité est un vrai sujet. Comment être certain que le contrat d’électricité verte que je choisis va bien distribuer une énergie propre sur le réseau ? Pour cela, il y a les garanties d’origine (GO). Cet outil, s’il “n’isole pas” directement vos électrons, permet d’injecter sur le réseau la part équivalente d’électricité renouvelable. 

Néanmoins, pour choisir son fournisseur d’électricité verte, il est essentiel de regarder de plus près son offre : origine, période, type d’installations, politique d’investissement. Tous les producteurs d’électricité n’ont pas le même niveau d’engagement !

En résumé

 

  • Le renouvelable est protéiforme et permet de diversifier les sources d’énergie du mix français.
  • Énergies vertes ne veut pas dire magique : il faut mesurer, organiser, arbitrer.
  • Le consommateur a un levier : choisir, s’informer, et réduire ses usages.

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