Empreinte carbone : comment la calculer

et la réduire ?

En 2026, l’empreinte carbone s’impose comme un repère simple pour comprendre ce qui pèse vraiment dans notre impact : transport, logement, alimentation, achats, etc. Les Français sont-ils de bons élèves en matière d’empreinte carbone ? Quel rôle joue l’énergie dans cette équation ? Comment calculer et réduire son impact ? On vous répond.

Empreinte carbone : de quoi parle-t-on ?

Un indicateur de notre impact

L’empreinte carbone est un indicateur qui mesure les émissions de gaz à effet de serre (GES) directes et indirectes associées à une activité. Elle s’applique aux personnes, aux ménages, aux entreprises, mais aussi aux territoires ou aux produits.

L’impact de l’empreinte carbone s’exprime en CO₂e (ou tCO₂e), une unité qui convertit différents GES en équivalent CO₂. En réalité, il existe de multiples gaz à effet de serre : le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), les gaz à effet de serre fluorés, etc.

 

La France, bon élève ?

En 2024, l’empreinte carbone de la France est estimée à 563 millions de tonnes de gaz à effet de serre, soit 8,2 tonnes par habitant. Par rapport à 1990, elle a diminué d’environ 20 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des émissions sur le territoire (-34 %), tandis que les émissions liées aux importations ont légèrement augmenté (+2 %).

En France, le premier secteur émetteur reste le transport (34 % des émissions). Il est suivi par l’agriculture (21 %), puis par l’industrie manufacturière et la construction (17 %). Viennent ensuite le résidentiel et le tertiaire (15 %), l’industrie de l’énergie (9 %) et le traitement centralisé des déchets (4 %).

Selon l’objectif fixé par l’Accord de Paris, pour limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C, l’empreinte moyenne devrait converger vers 2 tonnes de CO₂ par personne et par an d’ici 2050.

Le poids de l’énergie dans l’empreinte carbone

Pourquoi mesurer l’empreinte des énergies ?

En 40 ans, la consommation d’énergie primaire a doublé dans le monde. Cette hausse s’explique par la croissance démographique, l’industrialisation et l’augmentation de l’accès à l’énergie. Les pays occidentaux contribuent à cette hausse, via des usages toujours plus intensifs.

En France, environ deux tiers des émissions de gaz à effet de serre sont liées à la consommation d’énergie, notamment via les transports et le logement. Aujourd’hui, ces usages reposent encore sur les énergies fossiles :

  • 90 % de pétrole pour les transports,
  • 35 % d’énergies fossiles (dont 26 % de gaz naturel) pour les logements.

Il est essentiel de réduire cette part et d’utiliser les sources d’énergie qui émettent le moins d’émissions de GES.

 

Vers des sources moins polluantes

Le mix énergétique correspond à la répartition des sources d’énergie utilisées par un pays : gaz naturel, nucléaire, pétrole, hydraulique, solaire, etc.

En France, il se répartit comme suit :

  • 36 % de nucléaire,
  • 30 % de pétrole,
  • 16 % de gaz naturel,
  • 15 % d’énergies renouvelables,
  • 3 % de charbon.

Au total, environ 60 % de l’énergie consommée en France reste d’origine fossile. La France se distingue de l’UE par sa faible part d’émissions provenant de l’industrie de l’énergie en raison du poids important du nucléaire dans la production d’électricité. Les énergies renouvelables, comme l’hydroélectricité, se font progressivement une place dans le bouquet national.

Pour comparer les filières en matière de CO₂, on peut s’appuyer sur des facteurs d’émission (kgCO₂e/kWh) issus de la Base Carbone® :

Filière (production d’électricité)

Facteur (kgCO₂e/kWh)

Équivalent (gCO₂e/kWh

Nucléaire

0,006

0,6

Hydraulique

0,006

0,6

Éolien terrestre

0,0141

14,1

Photovoltaïque (valeur par défaut Base Carbone)

0,0439

43,9

Géothermie

0,045

45

Gaz (centrale à gaz)

0,418

418

Fioul-vapeur

0.730

730

Charbon

1.058

1058

L’énergie renouvelable est essentielle dans le cadre de la transition énergétique car, contrairement aux combustibles fossiles, ses sources sont constamment renouvelées et son exploitation moins néfaste pour l’environnement. Par ailleurs, les ressources fossiles se raréfient et leur extraction devient plus coûteuse et plus risquée. Accélérer la décarbonation de l’électricité et choisir l’électricité verte est donc un levier clé !

Calculer son empreinte carbone

Chiffrer son empreinte individuelle

Aujourd’hui, il est possible de calculer son empreinte carbone en ligne grâce à des outils comme celui de la Fondation GoodPlanet, Datagir (porté par l’ADEME), ou encore Nos Gestes Climat (initié par le projet MicMac d’Avenir Climatique).

Nos Gestes Climat aide à identifier les postes qui pèsent le plus et à choisir des actions efficaces en 10 minutes seulement. Son modèle s’appuie sur les données et facteurs de l’ADEME. Modes de déplacement, régime alimentaire, consommation énergétique, achats… Il analyse votre vie personnelle et englobe vos émissions directes et indirectes sur une année.

 

Pour les professionnels, le bilan carbone

Pour calculer leur empreinte, les organisations peuvent s’appuyer sur un bilan GES. La méthode Bilan Carbone®, créée par l’ADEME, est l’un des cadres possibles. Cet outil de diagnostic étudie les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre des activités d’un périmètre donné. 

La réalisation d’un Bilan Carbone® certifié s’inscrit généralement dans une initiative plus globale de développement durable ou de démarche RSE en entreprise (Responsabilité Sociale des Entreprises). Si la protection de l’environnement est généralement au cœur des préoccupations, les motivations associées pour passer à l’action peuvent être multiples : renforcer son image de marque, construire un avantage concurrentiel, anticiper la loi, etc.

Réduire son empreinte : quelques gestes

À la maison

Réduire son empreinte carbone individuelle peut sembler dérisoire face aux émissions générées par l’industrie et la société. Pourtant, les éco-gestes sont utiles pour préserver les ressources planétaires, mais aussi sensibiliser autour de soi et créer un effet domino.

Voici 6 gestes simples à mettre en œuvre pour préserver l’environnement :

  • Isoler et calfeutrer les fuites d’air. Poser des joints aux fenêtres, un boudin de porte et boucher les petites entrées d’air parasites permet de garder la chaleur plus longtemps et de chauffer moins pour le même confort.
  • Baisser le chauffage et programmer. Une réduction d’1°C en journée peut faire la différence ! Pensez également à baisser la nuit et lorsque vous n’êtes pas chez vous durant plusieurs jours.
  • Changer de fournisseur d’énergie. Comparez les offres d’électricité “verte” et privilégiez celles qui s’appuient sur des garanties d’origine claires et une démarche d’approvisionnement cohérente comme racine.
  • Réduire l’eau chaude au quotidien. On n’y pense pas forcément, mais une douche un peu plus courte, un pommeau économe et des mousseurs sur les robinets font baisser la facture d’énergie.
  • Couper les veilles et optimiser les appareils. Utilisez des multiprises à interrupteur et activez les modes éco (lave-linge à 30°C, lave-vaisselle plein).
  • Manger plus souvent végétal et éviter le gaspillage. Remplacer une partie des repas à base de viande (surtout rouge) par des alternatives végétales et mieux planifier les courses réduit l’empreinte carbone sans forcément augmenter le budget.

 

Les éco-gestes en entreprise

Les entreprises de toute taille ont un rôle à jouer pour changer les modes de consommation à plus large échelle.

Voici quelques gestes possibles pour réduire l’empreinte carbone au travail :

 

  • Choisir un fournisseur d’énergie verte. Opter pour une offre d’électricité verte et suivre mensuellement la consommation permet d’agir rapidement (et de mesurer les gains) sans tout révolutionner.
  • Piloter le chauffage et la climatisation plutôt que “laisser tourner”. Ajuster les consignes, programmer les horaires et chauffer seulement les zones utilisées : c’est souvent le levier nᵒ 1 dans des bureaux.
  • Passer en LED et automatiser l’éclairage. Remplacer les anciens luminaires par des LED, ajouter des détecteurs de présence et utiliser la lumière du jour réduit fortement la consommation.
  • Mettre en place une sobriété numérique. Allonger la durée de vie des postes, limiter les renouvellements, éteindre automatiquement le soir et diminuer le nombre d’écrans inutiles diminue l’empreinte sans freiner la productivité.
  • Réduire les déplacements professionnels. Prioriser la visio quand c’est pertinent, favoriser le train plutôt que l’avion/voiture et encourager le covoiturage peut offrir des gains immédiats.
  • Repenser les achats et les usages. Privilégier le reconditionné, le réemploi et la mutualisation (imprimantes, outils, équipements) : acheter moins et mieux évite des émissions “cachées” liées à la fabrication.

Envie de commencer par un changement de fournisseur d’énergie ? Découvrez nos offres en électricité verte !